| Caractéristiques. Avec leur taille imposante et leurs marques noires et blanches les orques ou épaulards, appelés également baleines tueuses, sont facilement reconnaissables. Certains mâles atteignant une taille de plus de 9 mètres de long ont une nageoire dorsale aussi haute qu'un homme, elle peut atteindre une hauteur de 2 mètres. Le plus grand des dauphins est aussi le plus redoutable carnassier des océans. Les capacités physiques de l'orque sont également surprenantes: leur vitesse de croisière se situe généralement entre 10 et 13 Km/h mais ils sont capables de faire des pointes allant jusqu'à 50 Km/h, ils sont capables de sauter hors de l'eau en effectuant des bonds de 13 m de longueur et de 1,50 mètre de hauteur. Les orques sont pourvus de 40 à 50 dents massives plantées à quelques centimètres au dessus de leurs gencives et s'imbriquent les unes dans les autres leur donnant ainsi la possibilité de maintenir fermement des proies assez importantes. La longévité des orques mâles est de l'ordre des 60 ans tandis que celui des femelles est voisine des 90 ans. Vie sociale et reproduction. En hiver les orques vivent dans des sociétés matriarcales dirigées par la femelle la plus âgée. Les mâles patrouillent de part et d'autre du groupe mais restent en communication avec les autres membres. Ces groupes peuvent alors varier de 20 à plus de 200 individus. Au printemps et en été, quand les orques retournent dans les eaux côtières, les grands groupent paraissent se défaire et leurs membres cherchent leur nourriture seuls ou en petits groupes comprenant d'ordinaire de 2 à 5 individus. Les animaux solitaires sont de jeunes mâles ou des mâles adultes. Les accouplements ont lieu tout les 5 à 6 ans en hiver lors des grands rassemblements, ce qui explique pourquoi malgré les groupes assez restreint en temps ordinaire ils n'ont pas de problèmes de consanguinité. Les femelles sont sexuellement mâture à l'âge de 8 ans tandis que les mâles le sont vers les 12 ans. Après 12 à 16 mois de gestation, les femelles mettent bas un seul petit faisant déjà 2 à 3 de long et ressemblant déjà aux adultes. Nourriture et techniques de chasse. L'alimentation de l'orque est constitué de saumons du Pacifique, de harengs, maquereaux, cabillauds, céphalopodes et mammifères marins tels que les phoques et parfais également de baleines. Ils doivent pour survivre ingérer quotidiennement environ 3% de leur poids en nourriture. Pour les poissons, les orques chassent en coopérant entre eux et adaptent leur stratégie aux situations qui se présentent. La technique souvent utilisée consiste à guider leur proie en frappant l'eau de leur queue, les poissons ainsi acculer en banc serré ne savent plus se sauver. Les orques attaquent alors chacun leur tour attrapant ainsi quelques poissons. Lors de la chasse des mammifères marins, les orques travaillent également ensemble. Chassant marsouins ou phoques gris. Pendant la phase de recherche ils émettent des sifflements qui sont comme la signature de chaque individu et permettent de se situer mutuellement. Dès qu'une proie est située ils deviennent parfaitement silencieux. Lors de l'assaut final ils poussent des cris surexcités qui permettent de coordonner l'attaque et plongent ainsi leur proie dans une terreur et une confusion encore plus grande. Les proies les plus grosses sont percutées de manière répétée par-dessous ou frappées par la queue de l'orque. Ensuite ils sont attirés dans l'eau et noyés. Une fois qu'il a réussi à saisir sa proie, l'orque doit se battre pour ne pas la perdre. Un phoque peut peser plusieurs centaines de kilos et possède de nombreuses dents pointues d'où les cicatrices que l'on rencontre souvent sur leur nageoire dorsale. Les phoques plus petits ou les marsouins quant à eux sont frappés à l'aide des nageoires postérieures ou de la queue de l'orque jusqu'à ce que la mort s'ensuive et que le corps éclate, prêt ainsi à être dévoré. Lors de ce processus les orques adultes encouragent souvent les plus jeunes à prendre la relève une fois la proie assommée et affaiblie permettant ainsi aux jeunes d'acquérir de l'expérience. Une autre technique consiste à faire tomber le phoque des rochers. Les orques arrivent en groupe et au dernier moment virent brutalement d'un côté. La force de leur énorme corps et de leurs nageoires dorsales crée une vague qui fouette le rocher et emporte le phoque à l'eau en l'assommant. L'orque prévoit l'endroit ou la proie va tomber et planifie ainsi son attaque avec une telle précision qu'il n'a nul besoin de la poursuivre dans l'eau. Il arrive pour les orques vivant dans les mers ouvertes de s'attaquer aux baleines pour la graisse qu'ils ont sur les flancs et d'autres parties tendres, mais pour vaincre de tels animaux ils ont besoin de renfort qu'ils rameutent en émettant des sifflements sonores. Ils dévorent alors les baleines alors qu'elles sont encore vivantes, ils les tuent d'ailleurs même rarement. Les baleines peuvent ainsi s'échapper en plongeant dans une dépression profonde du fond marin, hors de portée des orques. Lien intéressant. Un site tout à fait exeptionnel sur les orques. |